Le Caucus écologiste municipal dépose son mémoire aux États généraux sur le coût et le financement des infrastructures municipales

Le Caucus écologiste municipal a déposé cette semaine son mémoire dans le cadre de la consultation préalable aux États généraux sur le coût et le financement des infrastructures municipales. Intitulé Le moment infrastructurel du Québec : parce qu’adapter ne sera pas suffisant, le document met en lumière un constat partagé par les élu·es du Caucus : une grande partie des infrastructures québécoises a été conçue pour un climat qui n’existe plus, et l’adaptation seule atteint déjà ses limites.

Le mémoire rappelle que les épisodes de pluie extrême, les inondations soudaines et la dégradation accélérée des réseaux deviennent des réalités courantes, dépassant les capacités d’ouvrages dimensionnés selon des données historiques. « Des  infrastructures conçues pour hier, confrontées au climat de demain », peut-on y lire.

Pour le Caucus, ce moment charnière exige une réorientation profonde des choix publics, où l’atténuation doit accompagner l’adaptation.

« Les municipalités sont en première ligne face aux impacts du climat. On ne peut plus se contenter de réparer ce qui casse : il faut revoir nos façons de concevoir, de planifier et de financer les infrastructures. Adapter ne suffira pas si on ne réduit pas en même temps les pressions qui fragilisent nos réseaux. C’est ce message que nous portons au gouvernement. » avance Paul Germain, maire de Prévost et Président du Caucus écologiste municipal.

Le mémoire avance trois recommandations au gouvernement permettant de traverser ce moment infrastructurel. D’abord, réduire la pression sur le réseau routier en réorientant les investissements vers le transport collectif et actif, afin de limiter l’usure des chaussées et les coûts d’entretien associés à l’étalement urbain. Ensuite, prendre soin des actifs existants, en adaptant les normes de conception et les programmes de financement au climat futur, un impératif alors que les infrastructures du Québec ont été conçues pour un climat qui n’existe plus . Enfin, renforcer la résilience des territoires en reconnaissant pleinement les infrastructures vertes comme de véritables infrastructures publiques, capables de réduire les risques d’inondation et la pression sur les réseaux pluviaux. Ensemble, ces orientations visent à mieux protéger les communautés, maîtriser les coûts et soutenir des choix d’aménagement cohérents avec les réalités climatiques qui s’imposent déjà aux municipalités.

Pour lire le mémoire du Caucus écologiste municipal

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